Merci pour votre envoi !

Je viens comme le bois flotté
M'échouer sur votre rivage

T2*** Déluge"

Du recueil de poésies « Le chant des arrosoirs » Tome 2 «Les peines solaires »

Déluge

(Octobre 2020)



L’air était chaud, septembre brûlant.

L’été semblait sans frontières,

Grignotant sur le printemps et l’automne,

Envisageant presque de s’imposer pour Noël,

Et puis


Nous nous sommes endormis,

Aux rêves d’étés immuables,

Nous nous sommes réveillés,

L’automne dans nos draps.


Sortis de nulle part,

L’été, sur le départ,

De lourds nuages noirs,

Se sont agglutinés.


Et les premiers frimas,

Si longtemps oubliés,

Ont tissé sur nos peaux,

Des pelotes de laine.


Sous les sombres nuées,

Les jours raccourcis,

Au couvercle du temps,

Infusent les nuages.

Des trombes de seaux

D’eau, en un épais rideau,

Fouettent la terre battue

Qui râle sous les flots.


La terre se gonfle et s’imbibe.

Puis, à force de trop d’eau,

Afin de ne pas se noyer,

Recrache le trop-plein.

Le déluge est en nage,

Il sue toute son eau,

Qui ruisselle, puis inonde.


Les rus et les rivières,

Arrachent les arbres,

Roule les pierres,

Emporte la terre,

Les ponts, les maisons.


Et deux êtres des maisons,

Sur leur île de béton,

Roulés au compresseur,

Emportés par les flots.


FIN

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