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Je viens comme le bois flotté
M'échouer sur votre rivage

T2 "Burn out"

Dernière mise à jour : 29 avr. 2021

Du recueil de poésies « Le chant des arrosoirs » Tome 2 «Les peines solaires »

Burn-out

Tous droits réservés

Lauerent Ivaldi

(Août 2020)



Il y a des vipères qui sommeillent,

Des couleuvres qu’on avale,

Des pestes blanches qui ravagent,

Des mondes sains qui s’écroulent.


Quand les liens se délient,

Les croyances se délitent,

Les mythes s’effondrent,

Les nuages s’accumulent.


Ce que l’on croît,

N’est pas ce que l’on croît.

Ce que l’on nous apprend,

Ne nous prépare pas.


Il y a des sourires qui mentent,

Des mots qui se taisent,

Des maux qui se cachent,

Des rires qui implosent.

Et puis, il y a l’effondrement,

L’impossibilité,

La perte de contrôle,

L’appel au secours,

Le corps qui se fige,

Les larmes qu’on réprime.

Et puis, il y a celle qui rôde,

Qui attend de patience,

Qui vous chuchote à l’oreille

Des sorties par le haut,

Tout là-haut,

Aux sommeils éternels.


Mes cris mes rage,

Sortis de ma gorge tel un nerf

Accroché dans le fond.

Tirer dessus pour l’arracher,

Ne s’arrache pas.

Cisailler avec les dents,

Ne se cisaille pas.


La bouteille jetée

À trouver son rivage.

Femmes, enfants, et famille,

Prennent consciences.

Une retraite en rase campagne,

Un retour sur soi-même,

Peser les choses,

En tirer le suc.

Et puis se retrouver

Sur l’essentiel,

Apaisé.



FIN

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