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Je viens comme le bois flotté
M'échouer sur votre rivage

T1"Comme des pièrres"

Dernière mise à jour : 26 avr. 2021

Du recueil de poésies « Le chant des arrosoirs » Tome 1 « Renouveau »

Comme des pierres

Tous droits réservés

Laurent Ivaldi

(Aout 2021)



Les yeux dans les poches revolvers

Juste au-dessus des sacoches,

Réceptacles des anicroches,

Et des maux qui s’accrochent.


Plaintes des marques du temps.


Quand les doigts raides craquent,

Et se tordent de rires dans notre dos

Plié sous le fardeau des petits poids

De mes ans nés depuis trop longtemps.


Plaintes de mon corps à corps.


Les ans ont sucé et resucé mes ans,

Aspiré le Suc devenu infécond,

Fripé mes mains, creusées mes rides,

Fait de mes pas francs, des pas stables.


Plaintes de mes os qui craquent.



Le temps racle nos vies,

Pour en cueillir les zestes,

Et croquer le fruit mûr.

Le temps est un inceste, il baise ses fils.


Plainte de ma vue qui baisse.


Malmenés mes rêves d’éternité,

Surestimés le temps qui reste,

Celui qui passe sans nous voir

Celui qui fracasse l’espoir.



Plaintes d’une âme fêlée des ans.

Quand l’on se rend compte que seul l’instant,

Que seuls le présent et l’immédiat comptent.

Que vivre n’est ni le passé ni l’avenir,

Il est déjà trop tard, cet instant s’est enfui.


Plaintes des ombres de ma survie.


Les ans accumulent les plis du temps,

La vie sacrée n’est qu’une vague idée.

Nous pauvres âmes sommes matières,

Au même titre que les pierres.


Plaintes emportées par le vent.


FIN

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