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Je viens comme le bois flotté
M'échouer sur votre rivage

T4 "Invivable"

Dernière mise à jour : 15 avr. 2021

Du recueil de poésie "Le chant des arrosoirs" Tome 4 "quand le vent fait chanter les pierres"

Invivables

Tous droits réservés

Laurent Ivaldi©

17/03/2021



J'ai vu les brumes dans tes yeux,

Les crachins, les larmes du monde.

Aux cornes de brumes de tes vœux,

Ces jours, où la peine t'inonde.


J'ai vu la tristesse se glisser en toi,

Chasser tes joies et tes sourires.

Je t'ai vue, t'isoler, te replier sur toi,

Je t'ai vue, comme une fleur flétrir.


Tous ces jours où tous nous savions,

Cachés derrière nos taiseux non dits.

Cette peur sur laquelle voguent nos amers.

Ces instants, suspendus, à nos vies si fragiles.


Tu sais, je sais, nous le savons tous,

Qu'il est des horizons qui ne reculent pas.

Des chemins, que personne ne rebrousse.

Que l'horloge du temps, avance dans nos pas.


Il y a des brumes dans nos yeux,

Des peurs et des larmes facondes.

Aux cornes de brumes de nos yeux,

Il est des sirènes infécondes.


Et puis tu es partie, d'un corps inerte,

D'une chaire que nous ne caresserons plus.

D'une voix éteinte, d'amour recouvert,

Entendras-tu nos peines sur le marbre convenu.


A la dernière seconde de l'horloge,

Le temps ne compte plus le temps.

Nos souvenirs, battent le fer sur la forge,

Ils créent des armures, pour nos âmes d'enfants.


Le temps nous traîne par les cheveux,

Sur ses chemins impraticables.

La vie nous entraîne en des lieux,

Où toutes vies est invivables.


FIN


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